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États généraux de la presse ou assainissement ? Quelle est la formule qui sied ? (Par Yaya Diallo)

États généraux de la presse ou assainissement ? Quelle est la formule qui sied ? (Par Yaya Diallo)

L’assainissement renvoie à une action rigoureuse, brutale, inefficace et contre productive. La corporation comporte une diversité de lignes rédactionnelles. Chacune selon sa vision et sa façon de traiter les évènements. Vouloir assainir ce milieu renferme beaucoup de risques compte tenu de son statut de profession libérale. Par contre, les états généraux montrent la voie à suivre, sage et réfléchie, un débat d’idées contradictoires et qui finit vers une convergence de vues et des décisions inclusives qui prennent en compte tous les paramètres afférents à ce sujet. L’assainissement vise selon eux à nettoyer les écuries d’Augias, traquer tous les gens qui se disent journalistes. Or, ces gens sont des personnes responsables qui maîtrisent leur métier et qui vivent de cela. La loi 96-04-96 stipulait qu’est journaliste celui qui se nourrit de ses écrits. Cette caste de journalistes a réussi à inverser la situation pour dire qu’est journaliste est celui qui est sorti d’une école de formation en 2e aliéna celui qui a une licence avec deux ans d’expérience dans un organe reconnu par l’Etat. Un peu plu loin et pour faire de la décence et dans l’esprit conciliant, ils ouvrent une petite fenêtre pour dire dans un 3e aliéna que la Commission de validation des expériences peut recueillir des expériences qui ne répondent pas à ces critères-là, mais en essayent tout simplement de les auditionner pour voir s’ils maîtrisent la pratique du journalisme et de la technique de collecte de l’information. Alors, cette commission va distribuer cette carte nationale de presse. Des notions abécédaires du métier que même un aveugle-sourd-muet sait expliquer aisément. Maintenant quelle est la motivation réelle de ces gens à vouloir régenter la corporation comme si le terrain médiatique leur appartient exclusivement. Personne ne peut dénier le droit à un citoyen de créer un journal, fut-il un analphabète. La corporation compte beaucoup d’analphabètes à la tête de grandes entreprises de presse. D’ailleurs, faut-il encourager les analphabètes à créer des journaux pour faciliter l’employabilité des journalistes qui se tournent les pouces parce qu’ils ne savent pas où aller.
TONTOU DOU FOROX
Je reviens à nos commentateurs – détracteurs, à celui qui prétend que mon journal n’est pas connu je lui réponds tout simplement qu’il n’est pas abonné aux kiosques, moi je me réjouis du taux de vente que le journal me procure. Surtout celui qui m’accuse d’être arnaqueur. Je lui demande de me citer une seule personne que j’ai arnaquée s’il est honnête et franc, car depuis 1980 que j’évolue dans la presse, je ne dois rien à personne. Je n’ai jamais eu de ces dettes d’imprimerie et que j’aurais croupis dans les prisons si j’étais un arnaqueur. C’est une mauvaise éducation que de me traiter ainsi alors que je suis persuadé que ce petit bonhomme a l’âge de mon fils. Un autre commentateur d’affirmer que mon texte est plein de fautes. Je l’assume car l’erreur est humaine et je le renvoie aux professeurs de français qui pour lire un journal se munissent de leurs stylos pour corriger la nullité de leurs auteurs. Des fautes oui ! mais des fautes d’inattention et non des fautes de syntaxe. Par contre, celui qui dit que les carottes son cuites pour moi. Je les mangerais toutes et je ne peux échapper à ces sanctions. Je leur réponds tout simplement ce n’est pas au crépuscule de ma carrière que je vais solliciter une carte de presse qui ne me concerne pas. Ou si ! j’en aurais besoin pour mes collaborateurs, je me contente de ma carte d’entreprise. Les conférences de presse et autres séminaires ne m’intéressent pas. Ma place c’est dans les rencontres des patrons de presse. Je n’ai écrit nulle part dit que je suis un journaliste. Je suis éditeur et directeur de publication de mon propre journal « Train de Vie ». Mon rôle consiste à faire les démarches publicitaires pour la promotion du journal et j’en ai le droit d’autant plus que c’est une profession libérale. A un autre qui dit que je me suis dévoilé mais je ne me suis jamais voilé et pour quelle raison le ferais-je.
FONDS D’AIDE À LA PRESSE
On ne dira jamais assez, le problème récurrent des fonds d’aide à la presse revient toujours en surface. Le droit s’arrache mais ne se négocie pas. Pendant que des ayant-droits et légitimes le réclament, ces gens qui gravitent autour de cette aide ouvrent des sites en ligne pour leurs épouses, leurs fils et leurs proches pour capter cette aide dont ils n’en ont pas droit. Maintenant, on ne parle plus de critères d’éligibilité, mais de copinage et autres griots de l’APR. Cette aide n’est soumise à aucun contrôle administratif et est devenue utile et profitable à certaines autorités qui, pour financer leurs bases politiques, qui pour arrondir leurs fins du mois. Cette manne financière est considérée comme des fonds perdus dont les autorités ordonnatrices en font leur plat de résistance en s’y servant copieusement au détriment de certains ayant-droits. On avait préconisé que dorénavant, cette aide sera donnée en nature logistique à savoir des (ordinateurs imprimantes, scanners, etc.). Mais c’est sans compter avec l’appétence des patrons de presse qui pour rien au monde ne se laisseront privés de liquidité sonnante et trébuchante non sans en faire bénéficier leurs journalistes mais plutôt satisfaire leurs lubies.
On appelle en catimini et en toute discrétion les patrons de presse pour le retrait des chèques sans que cela ne soit rendu publique par voie de presse comme la loi les y oblige.
LE PARTAGE DE BOUKI
Seul le temps est juge. Et les faits m’ont donné raison sur la répartition des fonds d’aide à la presse. Il faut toujours dénoncer, encore dénoncer et beaucoup dénoncer cette répartition nébuleuse de ces fonds d’aide. Une partie des patrons de presse s’offusquent de la manière dont cette répartition a été faite en retournant les chèques à cette commission composée essentiellement de caïmans et crocodiles affamés. Le ministre et le Directeur de la communication en sont les principaux maîtres d’œuvre. Cette fois, il ce n’est plus nous autres grognards et grincheux à se révolter, c’est plutôt les principaux protagonistes qui ont demandé au Ministre et son Directeur de communication de revoir leur copie. Pour dire que les ministres qui passent et qui se ressemblent ont toujours considéré cette aide comme des fonds perdus qui échappent complètement à tous les corps de contrôle de l’Etat alors qu’il s’agit des derniers publics donc susceptibles de marquer une traçabilité par laquelle passe cette manne financière d’ UN MILLIARD SEPT CENT MILLIONS (1 700 000 000) francs Cfa. La répartition doit être, comme l’oblige la loi, doit être intégrale pour qu’on sache qui sont les bénéficiaires, combien ont-ils perçu, quand et comment ? N’eut été ce scandale qui a secoué le cocotier, cela aurait pu se passer discrètement inaperçu comme d’habitude et vogue la galère. C’est sous le magistère du Président Abdoulaye Wade que toutes les entreprises recevaient la subvention sans discrimination. Mais depuis l’avènement de Macky Sall que tous les désagréments sont apparus et cela ne peut s’expliquer que par le larbinisme, l’inféodation d’une certaine presse au pouvoir. Macky n’aide que sa propre presse. C’es tout !
Malheureusement, les acteurs de la presse ne savent pas qu’ils sont soumis à un jeu de ping-pong sur la signature du Décret d’application du Code de la Presse. Ces grands naïfs ignorent la subtilité des autorités qui tirent en longueur les promesses qu’elles avaient tenues. Ces promesses n’existaient qu’au bout des lèvres surtout en ce qui concerne la dépénalisation des délits de presse qui laisse le loisir à un journaliste de s’épancher copieusement sur les agissements de bandits au col blanc.
Yaya DIALLO
Journal « Train de vie »

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