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PRISONS SENEGALAISES : 12.328 détenus en taule

PRISONS SENEGALAISES : 12.328 détenus en taule

A la date du 17 mars 2020, douze mille trois cent vingt-huit (12.328) détenus sont incarcérés dans les 37 établissements pénitentiaires du Sénégal. Ils sont poursuivis ou condamnés pour divers délits et crimes : les crimes de sang (meurtre, assassinat, infanticide, empoisonnement), les infractions à caractère financier (escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, extorsion de fonds), les infractions liées aux mœurs (viol, pédophilie, actes contre-nature ou pratiques homosexuelles), les vols aggravés (agression, cambriolage, braquage) ainsi que le terrorisme.

Les hommes sont majoritaires dans l’effectif carcéral global car ils sont au nombre de 11.761. Les femmes arrivent en deuxième position avec un effectif de 332. Quant aux les mineurs, ils ferment   le trio : 235 enfants-délinquants se trouvent derrière les barreaux pour des délits mineurs.

Dans l’ensemble, 4.881 prisonniers sont des détenus provisoires (en attente de leur jugement)  et 7.441  déjà jugés et condamnés.  Les étrangers avec en majorité des Nigérians (près de 400) et des Guinéens (la plus forte communauté étrangère au Sénégal) sont au nombre de 1380.

Le Sénégal compte 37 prisons dont 32 maisons d’arrêt et de correction, 2 camps pénaux (Liberté 6 et Koutal), 1 Maison de correction (Sébikotane) et 2 Maisons d’arrêt (Reubeuss et prison des femmes de Liberté 6). Dakar, la capitale, polarise à elle seule huit prisons : Rebeuss, Cap Manuel, Sébikotane, Rufisque, Camp pénal Liberté 6, prison des femmes de Liberté 6, Pavillon spécial et prison des mineurs de Hann.

Au pays de la Teranga, seul pénitencier est réservé aux mineurs : la Maison d’arrêt et de correction de Hann (ex-Fort B). Deux prisons sont destinées à accueillir uniquement des femmes : Rufisque et Liberté 6. La plus ancienne prison sénégalaise est celle de Saint-Louis construite sous la période coloniale, en 1868. Elle est suivie de Rebeuss qui boucle 91 ans d’existence car ayant ouvert ses portes depuis 1929. Une seule prison a fait l’objet d’une fermeture après l’indépendance : celle de Gorée.

Amie DIOP

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